Publié le 12/11/2012 à 06h00 | Mise à jour : 12/11/2012 à 09h56
Par patrice sanchez journal SUD-OUEST
Des grimpeurs ont déroulé, samedi, le ruban géant de l'inauguration de la restauration de l'édifice.
Le 14 juin dernier, la dépose de la seconde flèche de Saint-Jacques marquait la fin d'un chantier de restauration de dix-neuf mois. Samedi matin, Pau célébrait les retrouvailles avec son emblématique église en procédant à une inauguration spectacle façon Tim Burton.
« Voilà qui donne un bel éclat à la ville », glissait l'abbé Jean-Jacques Dufau au moment d'accueillir la députée-maire Martine Lignières-Cassou. « C'est une belle première étape. Il faut maintenant partir à la chasse aux sous pour la suite », lui répondait-elle avant de rejoindre sa place sur le front d'un parvis plein comme un œuf.
Comment éviter les écueils d'une inauguration à la papa ? En faisant appel à la compagnie oloronaise de la Pléiade et aux grimpeurs de la MJC Berlioz, la ville de Pau a trouvé la réponse.
Sur une musique mise au point par Alain Larribé, deux personnages sortis tout droit du passé (un homme, une femme) ont pris le public par la main dans une tendre évocation de l'histoire de l'église Saint-Jacques et de son quartier.
Il a fallu ensuite escalader la façade pour décrocher et dérouler les deux rubans géants destinés à être réunis sur les marches. La maire de Pau, Martine Lignières-Cassou, et l'abbé Dufau ont, non sans humour, procédé à la traditionnelle coupure en hommage à la restauration de l'édifice et à la réapparition des deux flèches dans le beau ciel de la ville.
« Ce n'est pas une simple érection que nous vivons aujourd'hui », a ainsi lancé la maire en déclenchant un éclat de rire général. « Mais un immense bonheur car il y avait une absence dans notre paysage urbain ».