L'équipe de la Grosse Situation nous tient informé en direct de l'avancé du camp.
Chers amis de la grande famille des Hommes Aventuriers Chercheurs, le pari est lancé depuis dimanche soir: on reste à Berlioz et on part en aventure dans le quartier!
"La tente d'état major, comité des fêtes", appelée communément la tente Tati, est le QG du camp où se prennent les réservations, véritable marmite en ébullition où Lucie (archiviste nomade la plus sédentaire de la friche) et Laurent (le cartographe qui tisse la toile avec punaises et fil de couture à défaut de wifi) accueillent les voyageurs curieux de tous horizons.
Hier matin, premier défi trouver du réseau wifi pour la tente d'état major! Deux chasseuses cueilleuses de réseaux sont parties à la recherche de codes Internet pour que la friche Lauga soit connectée au reste du monde. Après une première tentative de cueillette au balcon de FREEBOX_SAMIRA_H9, après la rencontre avec un sédentaire récalcitrant à l'idée de revivre l'épisode militaire de sa vie où il dormait sur des racines, après avoir suivi la piste et emboîté le pas d'un arpenteur de boîtes aux lettres, nous sommes toujours à la recherche des codes du réseau Sutrembeg...
Pendant ce temps-là, les Urbaindigènes, équipage acrobatique venu du grand Est, faisait du trafic de Montbéliarde avec le dernier éleveur du quartier du Hameau... Ils sont en quête d'un belvédère d'où ils pourront embrasser l'étendue de l'aventure (tour, château d'eau, immeuble...). Ils explorent la canopée du quartier pour trouver le meilleur point de vue propice à voir le rayon vert.
On a eu vent d'une équipée sauvage partie du piémont oloronnais qui se dirrigerait vers la croisée des chemins au pied de la tente cadastrale. Ces cavaliers venus du sud viendront ménager leurs montures et leur faire goûter l'herbe verte du Wyoming Berliozien samedi prochain.
Au même moment, une bande d'exploratrices sillonnaient les trottoirs avec la soupamobile pour glaner des légumes en échange d'une séance d'épluchage nomade. Des jardins luxuriants de Fred aux jardins généreux des Restos du Coeur, du pied des aubergines aux pieds des immeubles, avec vue sur le Toubkal et les Pyrénnées, la soupe délicieuse partagée à la nuit tombée avait le goût des rencontres.
De feux rouges en parking de supermarchés, de coulée douce en dôme tarp, l'écho de la friche se propage à travers la voix des crieurs et crieuses publiques. Tendez l'oreille, l'esprit d'aventure s'attrape.
On annonce l'arrivée d'un bus de voisins transhumant depuis l'Espagne, avec dans leur besace une recette de berger nomade qu'ils viennent préparer aux feux du camp vendredi soir. Ils lancent un appel à collecte de pain dur pour la préparation de cette spécialité locale. A déposer à la tente d'état Major.
Le bivouac s'est endormi hier soir aux sons mêlés-improvisés de l'accordéon, de la trompette et du cazou. Au réveil, les voyageurs de plus en plus nombreux ont bu le café sous les doux rayons du soleil levant de l'été indien palois.
Le campement prend de l'envergure, on bouine, on bouine, on bouine.
Les unités de recherche explorent, explorent, explorent.
Rendez-vous à 19h pour le débriefing.
Le débriefing, c'est l'agora entre chien et laü pour prendre des nouvelles du camp et déposer les fruits des explorations du jour, se réchauffer autour du feu et partager la sophro-soupe!
Ce soir il s'enflammera au son du duo KYBAM!
Si vous voulez rester vous aussi, emmenez de quoi bivouaquer et de quoi faire une auberge espagnole. Si vous êtes curieux, et que vous avez l'esprit d'aventure, venez à "la tente d'état major, comité des fêtes", et laissez-vous embarquer!
Gros bisous
V comme Voyage
L'équipage de la Grosse Situation et équipages associés
PS: "Venant de loin, le vent apporte à la ville des cadeaux insolites que remarquent seuls des êtres sensibles, ainsi en est-il de ceux que le pollen des fleurs de contrées lointaines fait éternuer." Italo Calvino

